La requalification de la RN7 et la création de la coulée verte départementale sont deux projets structurants qui ont incité les villes de Chevilly-Larue, Villejuif et L’Haÿ-les-Roses à interpeller l’Etat pour qu’il donne les moyens d’une requalification en profondeur des quartiers limitrophes, dans le cadre de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU).
Les trois villes avec la communauté d’agglomération mettent ainsi à profit les travaux liés au tramway sur la RN7 et au passage de la coulée verte départementale pour affirmer leur volonté de revaloriser ces quartiers et de mieux les desservir. Sur L’Haÿ-les-Roses, ce sont 2 137 logements sociaux répartis entre les quartiers Lallier-Bicêtre et Jardin Parisien qui sont concernés, soit 55% des logements de cette partie de la ville. À l’origine du projet, un constat laisse apparaître que ces quartiers souffrent de difficultés liées d’une part à leur enclavement et à l’éloignement physique des centres et des polarités administratives et commerciales, et d’autre part à des dysfonctionnements urbains et sociaux.
Certaines dispositions légales prévues par la loi du 1er août 2003 (dite loi Boorlo) peuvent permettre de financer les différents projets sur ces secteurs par le biais de l’ANRU.
Désenclaver les quartiers
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Qu’est-ce que l’ANRU
C’est une agence, créée le 1er août 2003, qui émane de l’Etat. Elle sert de guichet unique pour financer les démarches des collectivités locales et des bailleurs qui s’engagent dans des opérations de rénovations des quartiers prioritaires en ZUS (Zones urbaines sensibles).
Néanmoins, certaines villes, non retenues comme prioritaires, sont montées au créneau pour obtenir une dérogation sur ce type de financement. C’est le cas des villes de L’Haÿ-les-Roses, Chevilly-Larue et Villejuif qui déposeront prochainement à l’ANRU, un dossier présentant le projet de requalification de ces quartiers.
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Une des priorités porte sur le désenclavement des secteurs d’habitat collectif. Trop de voies se terminent en impasses, confinées, ce qui accentue le caractère fermé et enclavé. Pour y remédier, un aménagement comprenant une trame verte destinée aux cheminements piétonniers est proposé à l’appui de la coulée verte départementale. D’autant qu’à L’Haÿ, le territoire concerné, bénéficie d’une couverture végétale de grande qualité mais insuffisamment mise en
valeur. De plus, la création de nouveaux îlots, suite à la redéfinition des limites parcellaires et des espaces dédiés aux circulations devrait permettre d’implanter de nouveaux logements et activités. En outre, toujours dans la perspective du futur tramway, le projet prévoit la création d’une desserte en transport en commun reliant la pointe Paul Hochart, le carrefour des 4 communes avec la future station de tramway, au centre-ville.
Remodeler l’habitat
En s’ouvrant sur la ville, ce quartier pourrait accueillir de nouveaux types de logements favorisant la mixité sociale. On compte trop peu de petits immeubles collectifs, de maisons de ville ou de grands logements (5 pièces). Pourtant, dans ce domaine, la demande est forte et il serait possible que le projet y réponde en faisant cohabiter plusieurs formes d’habitat.
Renforcer les équipements et les services
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Transformation des quartiers d'habitat social situés entre la RN7 et l'autoroute A6
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Les équipements et les commerces sont nombreux dans ce quartier. Actuellement dispersés, ils méritent d’être redynamisés autour des polarités commerciales du quartier. Le projet de rénovation urbaine consisterait sur ce plan à réhabiliter et redynamiser les galeries commerciales (comme celle de la rue Paul Hochart) en y installant une supérette commerciale servant de «locomotive» aux commerces déjà implantés, ou encore en implantant des équipements comme un relais-mairie.
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Le projet est riche de suggestions et d’idées. Pourtant, il ne peut aboutir qu’à la condition expresse que l’Etat accepte de financer, via l’ANRU, les projets formulés par les trois villes concernées et la communauté d’agglomération Val de Bièvre.